Categories

Accueil > Mots-clés > Finance > Marchés financiers

Finance
Marchés financiers

En théorie, les marchés financiers sont supposés collecter l’épargne en vue de permettre le financement d’investissements à grande échelle, assurer l’allocation des capitaux entre les différents secteurs et projets et, enfin, offrir des instruments de gestion des risques. En réalité voilà bien longtemps que les marchés financiers n’ont plus qu’un lien indirect avec le financement des échanges et des investissements dans l’économie réelle et que les produits en plein essor qui s’y échangent servent essentiellement à spéculer.

Depuis les années 80, les marchés financiers ont été le théâtre de profondes mutations, ont connu une profonde déréglementation et une libéralisation financière radicale. Les mouvements de capitaux ont connu un développement explosif sans aucune commune mesure avec les transactions sur les biens et les services. La globalisation financière s’est traduite par la libre circulation des capitaux, à l’échelle internationale comme à l’intérieur des différents marchés : marché monétaire, marché des changes, marchés financiers, marchés à terme, marchés dérivés. En même temps cette mondialisation financière s’est accompagnée d’un foisonnement de nouveaux titres, procédés et montages financiers qui défient toute imagination. Elle est porteuse d’une instabilité accrue et de bulles spéculatives. L’interconnexion des marchés favorise les phénomènes de contagion et des crises de plus en plus graves secouent l’ensemble du système financier et, par delà, l’ensemble de l’économie mondiale.

Aujourd’hui les marchés financiers ont acquis un pouvoir tel qu’il leur permet de dicter leurs volontés aux Etats, gouvernements et entreprises. Ils ont réussi à imposer aux entreprises cotées l’augmentation de la rentabilité pour les actionnaires, la création de la valeur actionnariale et un partage des richesses défavorable au travail. Ils sont aussi en mesure d’imposer leur loi aux Etats. Au cours des dernières décennies, des crises financières ont durement frappé des pays en développement, basculant les populations de pays asiatiques ou d’Amérique latine dans plus de pauvreté, creusant davantage les inégalités.

La crise financière que nous traversons aujourd’hui à l’échelle internationale et la spéculation qui s’est déchainée contre les pays de la zone euro montrent que nul pays n’est à l’abri. Il est grand temps de se libérer de la dictature des marchés financiers et d’en finir avec le caractère fondamentalement injuste, absurde et instable de l’économie mise exclusivement au service du profit des spéculateurs.

Voir sur Attacpedia