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Écologie et société

Penser les liens entre la nature et les sociétés, entre les questions sociales et environnementales suppose un approfondissement de la critique du néolibéralisme qui fut fondatrice de l’altermondialisme, ainsi qu’un élargissement de l’analyse du capitalisme financiarisé.

Les biens communs naturels entrent en effet dans le champ de la finance, c’est le cas notamment de l’atmosphère (marché du carbone), de la biodiversité, des forêts. La concentration des richesses accélère encore la dégradation des écosystèmes. Toutefois, les dérèglements écologiques tiennent à des causes antérieures au capitalisme dans sa forme néolibérale : ils sont le résultat d’un rapport à la nature considérée comme un stock de ressources à la disposition infinie des humains et du productivisme qui réduit toutes les énergies, y compris le travail humain, à des supports de valeur à extraire.

La crise écologique globale exprime que les sorties de crise pour les pays industriels ne peuvent plus être pensées indépendamment d’une transition écologique et sociale et de la définition de droits qui assurent concrètement la possibilité universelle de l’accès aux biens vitaux (eau, terre, énergie, etc.). Depuis dix ans, la conscience sociale des dégâts écologiques s’est amplifiée en même temps que les travaux scientifiques ont attesté la dégradation des milieux de vie, notamment pour les plus précaires.

La campagne pour une justice climatique, menée en liaison avec des mouvements sociaux mondiaux, exprime une nouvelle manière de penser la question sociale en incluant dans tous ses aspects la dimension écologique. Attac s’inscrit dans ce mouvement en suivant les négociations climatiques et en œuvrant à la construction d’un mouvement citoyen du local à l’international.

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