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Emploi, revenu, travail

Dans l’optique économique néolibérale, l’emploi dépend essentiellement du niveau des salaires : servant le plus souvent de variable d’ajustement selon les besoins des entreprises, l’emploi serait d’autant plus stimulé que les salaires sont faibles. Il n’y aurait qu’à organiser leur fléchissement pour diminuer le chômage. On parle ainsi moins du taux de chômage que du taux d’activité ou du taux d’emploi qui mesure la proportion d’une tranche d’âge occupant un emploi, cela dans le but de convertir à l’idée qu’il faut travailler davantage, plus longtemps, si possible pour un salaire identique, voire moindre afin que d’autres emplois soient créés.

Cette soi-disante « réhabilitation le travail » va de pair avec la montée du chômage et du temps partiel imposé, c’est-à-dire la précarité. Le nombre insuffisant de créations d’emplois est en effet directement lié à la répartition des revenus qui s’est mise en place depuis trente ans : la part des salaires dans le revenu national a baissé, la part des profits investis est restée à peu près constante, et la part des revenus financiers a beaucoup augmenté.

Cet énorme transfert des salaires vers les « rentes » actionnariales pèse sur la situation de l’emploi de deux manières : le gel des salaires déprime l’activité économique, et l’accaparement du profit par les actionnaires empêche de créer des emplois par une réduction du temps de travail véritable, c’est-à-dire sans intensification ni flexibilisation du travail. Dans une optique socio-écologique, le plein emploi doit au contraire être visé en ajustant le temps de travail aux besoins à couvrir et à la population active disponible et en redéfinissant les finalités assignées au travail.

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