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Taxes globales

Pendant les trois dernières décennies, la finance mondiale a été à la fois l’instrument du détournement de la richesse au profit des classes sociales détentrices du capital, et le facteur essentiel de l’instabilité générale. Le développement aussi rapide qu’inédit des inégalités est devenu insoutenable. Les politiques publiques ont été mises sous tutelle par des marchés financiers de plus en plus exigeants.

La perte de la maîtrise de la politique monétaire, abandonnée aux mains d’institutions financières non contrôlées, a conduit à une spirale infernale d’endettements privés et publics. Il n’y aura pas, dans l’immédiat, de retour au calme sur les marchés, et, pour le futur, de trajectoires de développement solidaire et écologique, sans un désarmement général de la finance. Comme les États ont été dans la période récente les artisans de la déréglementation qui a renforcé le pouvoir et la capacité de nuisance des marchés financiers, il est indispensable de redonner sa plénitude à la démocratie, de telle sorte que les citoyens puissent obtenir des États et de toutes les institutions le respect du bien commun.

Le mouvement altermondialiste et Attac ont mis plus de dix ans pour voir prise au sérieux l’idée même de taxes au niveau international, parce qu’elle remettait en cause la circulation des capitaux et l’appropriation par des groupes privés de la plupart des ressources, et aussi parce qu’elle soulignait la carence des États et des instances multilatérales en matière de régulation.

La violence de la crise et son caractère systémique ont pourtant montré l’urgence de la mise en place de taxes globales, en particulier sur les transactions financières. Mais elles ne prendront sens et elles n’auront de pleine efficacité que dans le cadre d’une rupture complète avec le néolibéralisme et l’affirmation d’un nouveau modèle de politiques publiques aux échelons national, régional et mondial.

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